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août 2007

2e poème: Souvenir d'amour

773329_f0c5c876ae_m Le souvenir d'amour

Le soleil caresse délicieusement ma peau

Embrasant ton écho en moi, devenu si beau

Par touches infimes de bleu et d’or,

C’est ton visage qu’il déchiffre dans mon corps

 

Le temps me fuit et me traverse tranquillement

Et j’entrevois alors ces vifs et brèves moments

Où tes lèvres signifiaient encore de belles promesses

Et ta chaleur me communiquait nos délicatesses

Car, comme dans un vieux film en noir et blanc

La fin vînt très vite en s’annonçant,

Entre deux larmes qui nous diluèrent par petits brins

Et en deux simples et divergents chemins.

 

Dans un élan de sublime et nostalgique souvenir,

Je sens en moi se dessiner la tendresse d’un sourire

Puis d’un mouvement, c’est le nouveau chassé croisé

De nos regards qui partagent l’hymne de la sérénité

Premier poème: Au bout du couloir...

L'envie d'écrire à nouveau de la poésie m'est revenue. Je ne suis pas sûre de ce qui peut bien animer ce surprenant élan d'écriture, entre textes et poésie, mais le résultat est là. Et comme me l'avait dit un jour un très cher ami, "même si ce n'est pas un chef d'oeuvre, même si tu n'estime pas que ça en vaut le coup par timidité ou arrogance, tes textes donnent à ceux qui te connaissent, ou pas, l'occasion de mettre des mots là où il en manque parfois". Alors voici!

Couloir Au bout du couloir...

Dans la pénombre d'une nuit annoncée,
Je sens sa main glaciale doucement m'efflorer
Et dans un mystérieux dessin, y glisser dans mes veines
Tout ce qui touche à mes peurs et à mes peines.

Des souvenirs douloureusement enfouis,
Et sous le poids de leur immensité
Et comme des loups longtemps affamés
Ils dégustent lentement les restes de mon âme meurtrie

Mon corps se plit sous l'impact de leur vérocité
Sur mon visage coulent les rivières de mon passé
Et d'une main tremblante, je cherche cette réalité
Celle qui s'est inscrit sur ce visage aimé

En mon âme consciente, un sourire se dessine
Et lentement d'un nouveau feu mon esprit s'anime
Car malgré les ruines éparpillés le long de mes couloirs
Rien ne vaut la douce chaleur d'un nouveau espoir.


PS: pour ceux qui se poseraient des questions sur mon état d'esprit, ou mes intentions, sachez que je me porte bien. Il ne faut surtout pas interprêter le texte. Alors "take it easy!" (lol)

Quelle héroïne suis je?

Sous l'impact d'un post sur le blog d'un copain, je me suis dit que cela serait symaps de répondre à cette question et de répondre au test que le site Quizz propose. Et voici le résultat:

PS: pour les intéressés voici l'adresse  http://quel-heroine-de-film.es-tu.com  pr le faire:

31

Jean Grey (Xmen) : 78%
Vivian Ward (Pretty woman) : 74%
Leeloo (Le 5ieme élément) : 74%
Beatrix Kidow (Kill Bill) : 72%
Bebe (Dirty dancing) : 70%
Catherine Tramell (Basic instinct) : 70%
Michelle (American pie) : 67%
Trinity (Matrix) : 63%
Ellen Ripley (Alien) : 62%
Bridget Jones : 61%

Death Eyes: La vision

Death_eyes_5 Avril 2006


Guy_pearce (flash of Tomas Alvaro)

    Une jeune femme s’approche de nous et s’arrête à ma hauteur. Je me tourne vers elle et la regarde d’en bas. Malgré les amples habilles qui la couvrent, on voit, et en ressens à la fois, l’état de grande détresse dans lequel elle est. Tout son corps semble épuisé et tremblant. 

    Je lui jette un regard que je veux compatissant et sincère. Un sourire se désigne sur mes lèvres.
    Mais elle ne me regarde pas. Elle se tient là simplement, et fixe de mon autre côté.
    Elle regarde Sarah.
    Je me tourne alors vers ma compagne et je la vois qui lui sourit aussi. Elle est si paisible. Aucune peur ne semble la toucher. Elle me regarde durant une brève seconde avant de fermer ses yeux.
    Boum…
    Du sang gicle bruyamment sur mon visage. Je vois la tête de Sarah exploser la fenêtre du métro sous l’impact de la balle qui venait de déchirer tout son visage. Des cris de terreur envahissent tout l’espace. J’entends des gestes et des pas s’agiter dans tous les sens. Et pourtant, je ne bouge pas. Je reste fixer sur l’image du corps inerte et défiguré de celle que j’aime. Je ressens rien. Je suis juste là à la regarder se vider doucement de son sang…


    Mes yeux s’ouvrirent soudain et me rendit compte que je me retrouvais dans mon salon, allongé à même le sol. Une odeur nauséabonde me grilla tout de suite ce qui me restait d’odorat. Et ce ne fût rien comparé au foudroyant mal de crâne qui éclata dans ma tête.
    Je laissai quelques minutes de répits avant d’essayer de me reprendre et de me lever. Puis après une bonne cinquantaine de claquements des paupières pour chasser les résidus de je ne sais quoi de mon esprit, je me relevais doucement et m’assis bien que mal.
    Les rideaux étaient tirés plongeant tout l’appartement dans une semi pénombre où seul quelques rayons et la lumière de la télévision permettaient de distinguer quoi que ce soit. Comme autres fournitures, il y avait un canapé trempé ce qui semblait être des résidus de mon estomac, d’après l’odeur, et une vieille table basse où pourrissaient des restes de nourriture. Des bouteilles de bière vides, des vieilles photos et albums étaient oubliées dans toute la. On aurait dit qu’on avait oublié de faire le ménage dans cet appartement depuis des semaines. Depuis la mort de Sarah.
    A cette simple pensée, je sentis toute énergie m’abandonner sous le poids du chagrin. Je ramena mes jambes vers ma poitrine et y cacha ma tête. Des sanglots s’échappèrent sans que j’arrive à les retenir. J’avais encore si mal. Elle me manquait tellement.
    Je restais là un moment sans bouger et tout devînt noir.
    Puis, lorsque je sentis une fine chaleur caresser mon coup, je relevai la tête les yeux encore mouillés. Le peu de soleil présent s’était avancé jusqu’à ma hauteur.
    Un petit bruit au fond de mon ventre m’indiqua que la faim devait sûrement me ronger.
   Quelques minutes plus tard, je me remis debout péniblement et me dirigea vers la salle de bain en essayant d’éviter d’écraser quelque chose. Arrivé là, je mis la douche à couler avant de m’arrêter devant le miroir. Je fus incapable de me reconnaître dans l’image qu’il me renvoya. L’homme qui se tenait devant moi était un homme meurtri et défiguré. Derrière une barbe de plusieurs jours, on pouvait distinguer un visage creusé par le manque d’alimentation et de sommeil. Une touffe presque brune pendouillait littéralement sur ses contours. Et ce qui avait été les yeux d’un bleu vif n’étaient plus que des eaux sales et sans vie.
    Je m’appuyai sur le rebord du lavabo pour mieux contempler cette image.

Quelle horreur...


    Avec mon corps endolori par ce mauvais traitement et entre deux sanglots, je mis un certain temps pour me doucher et m’habiller correctement. Puis, pendant les trois heures que suivirent, je les passai à ranger l’appartement pièce par pièce en essayant de le donner un peu plus de vie.
    Puis, bien décidé à reprendre des forces et de me reprendre, je me retrouvais dans la cuisine, à table, devant un bol de ce que j’avais espéré être du café, vu que je n’avais plus fais les courses depuis un moment, où nageaient quelques céréales solitaires. Une musique de fond provenant du salon dansait dans l’air.
    Alors que je tournais la cuillère dans mon bol, mon regard se fixa sur une vieille photo de Sarah qui trônait sur le frigo. Elle devait avoir environ vingt ans et c’était avant qu’on se rencontre. Car ses cheveux blond blé étaient devenus quelque peu rougeâtres. Elle avait essayé une coloration maison qui visiblement avait ratée. Elle souriait à l’objectif.
    Avec tristesse, mais touchée par cette image, je lui souris à mon tour.
    Soudain, une douleur terrible me foudroya à l’intérieur de ma tête. Sous l’impact de la douleur, je portais les mains sur mon visage. J’avais mal. Sous une telle décharge d’adrénaline, tout mon corps se tendît à m’endolorir encore plus. Puis des images se formèrent dans ma tête.

 
    Je me tiens près d’une des fenêtres de ce qui ressemble vaguement à une chambre d’hôtel. Je ne suis pas seul. Eparpillés un peu partout dans la pièce, j’arrive à distinguer trois femmes et deux hommes. Ils semblent tous aussi angoissés que moi. On me serre la main et je me rends compte que je tiens la main d’une autre jeune femme. Je la reconnais tout de suite. C’est celle qui a tué Sarah. Elle aussi semble terrifiée. Des cris. Je regarde deux des hommes qui se disputent. Je n’entends pas ce qu’ils se disent. Une des femmes essayent d’intervenir. Un des deux se tourne alors vers celle qui se tient à mes côtés. Sans savoir pourquoi, je lui serre la main et je la regarde tendrement.
    Je comprends mes mots et m’entends prononcé :
    « T’inquiètes pas, Emily. »
Elle me sourit. Je reviens vers les deux autres qui continuent de se disputer. Un pistolet fait son apparition dans la main du plus jeune. Il semble très remonté et vise ma compagne. Je me rapproche d’elle d’un geste protecteur. L’autre homme et l’autre jeune femme continue d’essayer de le raisonner. Puis enragé et au bout, il nous regarde droit dans les yeux et avant que les autres ne puissent l’empêcher il tire. Je me sens propulsé en arrière et m’effondrer sur un autre corps. Une fenêtre qui éclate et ma tête qui frappe son bord. Je m’écrase sur le sol.  On m’a tiré dessus. Encore des cris qui m’entourent. Des visages se rapprochent de moi. Et j’en vois certains me dépasser. Puis je sens que la vie s’échappe de mon corps. J’ai froid… Je les vois plus… Je ne vois plus rien du tout…

Death Eyes: L'assassinat dans le métro

Death_eyes_4 Mars 2006


Keri_russell_4 (life-flash of Sarah Ann Leigh)

Dans le métro, assise en plein milieu du wagon, je contemplais furtivement mes compagnons de voyage, tenant sur mes cuisses un livre ouvert au cas où on me surprendrait d’un regard.
    Depuis mon arrivée à San Francisco, je m’attardais beaucoup à tout ce que les autres pouvait bien faire autour de moi. J’aimais prétendre que je pouvais exister à travers leurs gestes. Dans le métro ou au café du coin. Ou encore au travail. Et en croisant régulièrement certains, je pouvais pousser plus loin cette rêverie en me donnant l’impression de les connaître et de faire partie intégrante de leur quotidien.

    Quelle petite conne, je pouvais bien faire. Je savais bien que cela n’arriverait jamais. Du moins, plus...   


 Ce matin là, mon regard s’invita d’abord au sein d’une jeune petite famille qui se tenait de l’autre côté du couloir. Un père avec ses deux filles. Il essayait calmement de stopper la chamaillerie de celles-ci. Il semblait complètement dépassé par les évènements.


    Le pauvre…

    Je souris tendrement.
   Puis je me glissai entre le petit couple d’âge mûre devant moi. L’homme couchottait quelque chose à l’oreille de sa compagne et elle en riait. Ils se tenaient par les mains. Il lui en caressait le haut. Ils semblaient heureux. Ensuite, le regard fouineur s’attarda une jeune femme debout qui s’était enroulée autour d’une barre pour pouvoir lire tranquillement son livre. A ses côtés, un jeune homme la regardait aussi furtivement. Il remarqua que je l’avais surpris. Discrètement, et comme si rien n’était, il se refrogna au fond de son siège en enfonçant plus profondément ses écouteurs dans les oreilles.
    Je souris de nouveau, enchantée.
    Et finalement je fixai longuement l’homme qui se tenait à mes côtés.
   Avec ses traits fermes et carrés, ses cheveux grisonnants et ébouriffés et ses yeux noisette, il ne manquait pas de charme. Sentant sûrement mon regard, il se tourna vers moi et me sourit avant de m’embrasser tendrement sur la joue. Je pressais sa main dans un geste plein de douceur et caressa son poignée de mon pouce.
   Cela faisait à peine quelques jours que je venais de débarquer en ville lorsqu’elle le rencontra. C’était dans un petit square non loin de chez elle. Ayant eu une forte envie de sortir et d’oublier un peu sa peur, elle s’était aventurer à se poser sur un petit banc dans ce parque. Il lisait lui aussi. Quelques heures plus tard, ils se retrouvaient tous les deux dans son appartement qu’elle n’avait plus quitté depuis six mois.
    J’étais heureuse.
    Alors, tout d’un coup, un sentiment d’oppression m’envahit. Je me détournais de ma contemplation pour me fixer sur le défilement des images par la fenêtre.

    Il faudra un jour que je lui dise

    Le métro s’arrêta encore. Une fine brise d’air mêlée de fraîcheur et de pollution se glissa entre les portes à peine ouverte.
    Un frisson transperça mon corps, me poussant à resserrer un peu plus mon imperméable. Puis, je vis cette jeune fille qui se tenait sur le quai et devant ma fenêtre. Il me semblait qu’elle me connaissait.

  Oui, c’était la jeune femme du parc, celle qu’elle avait rencontrée hier. Elle a l’air si nerveuse et son manteau est si grand…

    Un moment, qui me sembla une éternité, nous nous fixâmes droit dans les yeux et alors dans la profondeur de ses yeux sombres, j’ai pu lire la peur et l’horreur qui allait se dérouler quelques instants plus tard.
   Alors que la son strident de la sonnette commençait à annoncer le départ, je la vis s’engouffrer avec énergie dans le wagon. Elle ne tenait compte d’aucun passant devant elle et les bouscula un à un. Des injures furent lancées dans le vide. J’entendais le martèlement de ses pas se rapprocher doucement au même rythme que les battements de mon cœur. Et puis tout s’arrêta d’un coup.
    Une respiration saccagée arriva à mes oreilles.
   Dans ma poitrine, mon cœur battait si fort que j’avais la drôle l’impression qu’il allait en sortir de moi à d’un moment à l’autre.
    Je tournai la tête.
   La jeune fille se tenait à nouveau devant moi, entre deux rangées. Elle tenait à la main tremblante une arme qu’elle fixait sur moi. Ses yeux étaient devenus presque vitreux sous l’effet de l‘angoisse.
    Tout autour de nous, des cris filaient et résonnèrent contre les parois métalliques du wagon. 
    Malgré la peur qui me tenaillait, je ne dévia pas mon regard et la fixais de toute l’intensité qui me restait encore. Et je sentis même un sourire se désigner sur mes lèvres avant que mes yeux ne se ferment d’eux-mêmes.
    Un bruit sourd m’assombrit.

Death Eyes: Le messager

Death_eyes_3 Septembre 2007



Smokinacespromo3_2 (life-flash of Jason Watson)

    Malgré la pleine lune, en quelques heures seulement la ville de San Francisco se retrouva plongée dans une épaisse obscurité. Et une fine brise s’était levée doucement et chassait les derniers vestiges d’une superbe journée d’été.
    Sur le rebord de ma fenêtre, je contemplais ce spectacle avec une grande sérénité. Un fort sentiment de nostalgie et de plaisir courrait dans mes veines. Et pour la première fois depuis longtemps je me sentis à nouveau calme et paisible. Comme en parfaite symbiose avec cette sérénité extérieure. Tout cela me bouleversais terriblement tant j’avais oublié ces intensités.

Un sifflement arriva à mes oreilles, coupant coup à ma rêverie.

    Je jetai un rapide coup d’œil par-dessus mon épaule, vers l’autre côté de la pièce.

    Là, à même le sol, s’étendait un matelas où la forme presque invisible d’un corps se désignait au rythme quelque peu agité d’une respiration.


     Il ne doit pas avoir l’esprit bien tranquille ce soir…


    Me concentrant sur ces mouvements bridés, je refermai mes yeux. Quelques minutes s’écoulèrent avant que je ne les rouvrais et que je ne constatai que je n’étais plus sur le bord de la fenêtre mais me retrouvais sur ce même lit que je contemplais, allongé à ses côtés. Et constatai avec beaucoup plus de surprise que je n’eue aucun mal à m’adapter tant les fibres du matelas n’épousèrent mon corps avec précision comme si ma place avait toujours été là.
    Des images floues brouillèrent quelques instants mon esprit. Et aussi soudainement qu’elles étaient apparues, elles disparurent aussitôt.

    Bien que troublé, je repris mes esprit et me releva alors un peu en appuyant bien ma tête sur la paume de ma main.

    La noirceur de la nuitée était encore bien compacte. Je plongea encore plus intensément le regard sur ce qui semblait être son visage. C’était un homme qui était là endormi. Un homme que je connaissais et dont le souvenir m’échappait complètement. Et pourtant, je sentis soudain en moi une forte envie, presque instinctive, de le toucher et de découvrir son visage. Mais cela n’était pas dans mes fonctions.
   
    A nouveau une sensation d’anxiété m’envahit et des larmes se mirent à descendre le long de mes joues. Je comprenais rien à ce qui m’arrivait et qu’est ce qui aurait bien pu me lier à cet homme, et j’étais cependant dans un état de grande détresse en sa présence.


    Que m’arrive-t-il ?


    Encore une fois, j’essayai de reprendre le contrôle de mon mental, et en plus de mon corps.
    Sa respiration s’accéléra.

    Un petit sanglot s’échappa de ma bouche.

   
    Liliane… Liliane… Jason... Liliane...
murmura-t-il dans son sommeil.

    Je refermai à nouveau les yeux pour la troisième fois, et de nouvelles images, lointaines et montées comme un film, défilèrent à toute vitesse derrière mes paupières.

    Un petit garçon courre à toute jambes dans un petit pré. Il riait aussi. Ses parents, non loin derrière, le regardaient avec émerveillement. Puis, soudain, il trébucha, des larmes coulèrent un instant sur son petit visage et puis il se releva avec fierté. Et repris sa course…

    La force de ce souvenir me coupa le souffle. Net. Il était si intense et vibrant que je pouvais presque sentir le parfum de l’éclosion des fleurs au début du printemps.
    Je rouvris les yeux et je le fixai à nouveau.
    Sa respiration avait repris un rythme plus stable.
    Alors qu’un souffle glacial s’échappa de ma bouche, je levai le bras qui me restais et passa ma main sur son visage sans le toucher pour autant.
    Il respira fort d’un seul coup, puis recommença à respirer normalement jusqu’au moment où il expulsa un dernier soupire. Il mourut.  

    Shut… Bienvenue dans mon monde…

    La lune reprit sa place et pénétra dans la pièce par la fenêtre. Sa lumière gagna peu à peu tout l’espace jusqu’à s’arrêter au mur qui supportait l’autre côté, à la hauteur d’un lit où reposait inerte le corps d’un homme.

Half Nelson, un chassé croisé de deux vies...

18776086_w434_h289_q80 Synopsis: Brillant professeur dans un lycée de Brooklyn, Dan Dunne enseigne avec passion à des adolescents en difficulté. Cependant dans sa vie privée, Dan est au bord du gouffre, il s'enfonce chaque jour un peu plus dans le désespoir et la drogue. Un jour après les cours, Drey l'une de ses jeunes élèves surprend son professeur en train de fumer du crack. En dépit de leur différence d'âge et de situation, leurs destins se croisent à un moment crucial de leur existence, où tout peut encore basculer d'un côté comme de l'autre.

Caméra à l'épaule, scénario riche et une mise en scène intuitive ébranlent les premiers préjugés des plus frîleux qui pourrait penser à un nouveau film drama-socio comme les aiment hollywoold, et s'émerge dans une ambiance sombre et réaliste. Les personnages s'entrechoquent, s'apprivoisent et s'unissent contre leur propre chaos. L'oeil du réalisateur capture avec finesse ces instants qui s'emboîtent en un seul échos dramatique en nous: on sourit, on pleure, on en rage,... Tout se buscule et se boulverse! Et tout cela sur l'épaule de deux jeunes acteurs hautement prometteurs, tels que Ryan Gosling ou la jeune Shareeka Epps. Alors malgré un petit budget et un sujet diificile, ce premier film de Ryan Fleck est un petit bijoux des films indépendants. A voir absolument!